Istanbul – Auvergne : le (difficile) retour

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Et voilà, dernière ligne droite, mais pas forcément la plus rapide ni la plus simple…

Parce qu’un retour vers la France ne peut pas se faire dans la facilité sinon ça serait pas drôle, voici notre récit…

On quitte Istanbul direction Igoumenitsa en Grèce, pour embarquer sur un ferry direction l’Italie. Teddy étant fatigué, on n’a pas envie de faire toute la route jusqu’en France. C’est un marathon vers la Grèce, certes on a 2 jours pour faire 1000km, ce qui à l’air large, sauf qu’on roule à 70km/h donc ça prend un peu de temps.

A savoir qu’on a réservé un bateau afin de pouvoir rentrer en France pas trop tard afin de préparer le 2ème départ, en moto. Mais finalement, après s’être organisé et raccourci notre voyage en fonction du compagnon de route, Olivier, qui annule à la dernière minute…

Alors on traverse la Grèce, où on retrouve un truc qu’on a oublié depuis longtemps : la pluie ! Et pas une petite pluie, des bonnes grosses pluies énormes qui mouillent bien à l’intérieur du Def (oui, quand il pleut dehors, il pleut aussi dedans…).

Apres les 2 jours de route, pendant lesquels on ne s’est même pas arrêté, même pas profité, juste roulé, on arrive à Igoumenitsa. Le bateau durera près de 15h, mais ça permet de se reposer, nous et Teddy.

Puis on arrive en Italie, et là, on retrouve avec tristesse l’Europe, l’Ouest, et ses points négatifs…

Là aussi, on a 2 jours pour arriver sur la région de Nice où on doit retrouver de la famille et des amis.

Et puis c’est là que tout se complique…

Depuis longtemps déjà, on sentait que les freins étaient un peu légers, il fallait pomper pour freiner. Après la vérification des freins, les plaquettes sont OK, il ne reste qu’une solution : y’a un roulement quelque part qui a pas mal de jeu…

Les freins devenant inexistants et des bruits métalliques se faisant un peu trop présents, on décide de faire halte à Gênes, en Italie, chez Land Rover (concession Queen Land, pour ne pas la citer). On arrive à midi, on explique le problème, tout ce qu’on nous répond c’est de revenir à 14.30h. On attend donc, 2.30h, on poireaute car de toute façon on a du mal à rouler…et à 14.30h, tout ce qu’on nous répond encore c’est que tout est plein, ils ne peuvent rien faire, il faut revenir lundi…mais pourquoi on nous l’a pas dit plus tôt ? Par chance, un excellent client de la concession insiste auprès du chef d’atelier pour faire rentrer Teddy dans l’atelier pour au moins regarder. Le chef d’atelier, bon gré mal gré fait plaisir à son (riche) client et fait rentrer Teddy, pour constater qu’en effet le roulement avant droit est cassé…mais il n’en fera pas plus, pas avant lundi, ils n’ont pas le temps là (pourtant les 4 ou 5 mécanos nous regardent sans pour autant bosser…). Sur ce, on s’en va…on s’en va avec un roulement mort, la concession n’ayant même pas voulu au moins tenter de le régler un minimum pour qu’on prenne la route en toute sécurité.

Pour information, un roulement de roue mort, c’est le risque sur route de se faire dépasser par sa propre roue, donc c’est assez embêtant et relativement dangereux. Donc bravo à la concession Queen Land à Gênes qui laisse partir des voitures potentiellement dangereuses sans pour autant rien faire.

Bref, on prend l’autoroute, on a 170km à faire pour atteindre la France, on veut juste arriver en France, après on se débrouillera là-bas. Mais 50km plus loin, la roue se bloque en roulant, le roulement ne va pas tenir très longtemps encore…on se gare sur un parking et on fait appel à notre assistance.

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Et là, on attend donc 3h que la dépanneuse arrive…

L’assistance, contractée via l’Automobile Club Association, est en fait Mondial Assistance. Après notre premier appel à 16.45h, on nous a dit que la dépanneuse arriverait dans 45min, au bout d’une heure rien. On rappelle, on nous indique qu’on n’arrive pas à nous trouver, malgré les coordonnées GPS qu’on a communiqués, le nom de l’aire de repos…bref, on nous dit que finalement c’est bon, dans 20 min un dépanneuse va arriver…évidemment, 20min plus tard rien, on rappelle plusieurs fois, pour qu’on nous dise qu’en fait personne n’est parti car nos indications de localisation ne sont pas claires. Mais évidemment, personne ne nous a contactés pour nous demander quoi que se soit, on est juste resté au bord de la route à attendre.

Bref, après avoir attendu 3h, une dépanneuse arrive enfin ! Sauf que, alors qu’au téléphone on nous a annoncé qu’on n’avait rien à payer, on nous demande de régler un supplément. Ah bon ? Mais le pire, c’est qu’en fait, vue l’heure, les garages sont fermés, donc on va nous remorquer à un dépôt, et lundi (car on est vendredi) il faudra qu’on se débrouille pour trouver un garage. Evidemment, la dépanneuse serait arrivée dans les temps, on aurait trouver un garage ouvert…mais bon.

Ayant des rendez-vous avec les amis et la famille le soir même, et après avoir perdu 5.30h à attendre pour rien (comme quoi, faut jamais dépendre des autres), on décide que tant pis, on va reprendre la route, encore, pour arriver en France, en espérant que notre roue reste solidaire du reste de la voiture.

On roule à 30km/h maximum, il fait nuit (car c’est toujours plus drôle d’être en panne de nuit), et derrière nous, les italiens, charmants, nous klaxonnent, nous font des signes amicaux avec uniquement le majeur relevé, les gens s’énervent…mais on aimerait rouler plus vite aussi, on aimerait ne pas être en panne ! Bienvenue en Europe, bienvenue dans les pays dits civilisés…Ailleurs, les garages auraient pris Teddy de suite, sur la route, on nous aurait proposé de l’aide…mais non, ici, à l’Ouest, on te laisserait crever sur place…bravo !

Et puis à 30 / 40 km/h on arrive vers 23h à la frontière française, Menton, où des amis nous attendent. On passe à peine le panneau, on laisse Teddy côté français et on va passer la soirée (enfin ce qu’il en reste) et la nuit chez des amis.

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Le lendemain, on voit en effet qu’on a juste passé le panneau France, on voit l’Italie en face…

Et rebelotte, on appelle notre 2ème assistance, et donc dépanneuse…et ça marche cette fois-ci !

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Glorieux retour en France…sur dépanneuse…mais au moins, après plus de 30000km on y est, la boucle est presque bouclée !

Le véhicule sera conduit dans un garage pour le weekend et ne sera réparé que le mardi suivant, on a donc plus d’un weekend pour profiter de la région autour de Nice !

On commence par aller voir le village de Gourdon, apparemment il fait parti des plus beaux villages de France. Il est vrai que le village a du charme et surtout un point de vue sur toute la baie et la Corse en fond…Le village est perché sur sa montagne, entre montagne et nuage…

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Et puis on descend sur Nice pour un tour rapide…

Alors Nice, c’est simple : c’est Bordeaux, mais en moins bien !

Ca ressemble à Bordeaux, car il copie tout…le Miroir d’Eau par exemple

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Le tram, c’est le même qu’à Bordeaux, sans caténaire et la même petite cloche…

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Bref, Nice, ils ont tout copié sur Bordeaux ! :p

Pis sur la région, on en profite pour faire les classiques tout de même…du genre Grasse, la ville des parfums, donc on va visiter une fabrique de parfum

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Ca ressemble fortement à une fabrique de pineau, mais non, ils font bien du parfum ! 🙂 Le principe est quasi le même de toute façon…

Puis on fait un tour (sous la pluie) à Biot pour aller voir des souffleurs de verre…

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On fait du tourisme quoi…On remercie Claire qui nous a prêté sa voiture durant quelques jours pour qu’on puisse profiter de la région 🙂

Et puis Teddy est enfin prêt, on règle la douloureuse (très douloureuse d’ailleurs, bienvenue en France…) et on reprend la route pour notre dernière étape : l’Auvergne !

L’ambiance bat son plein dans la voiture…

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Et sur l’autoroute, chose hyper rare en France certainement, des hommes travaillent ! Tellement c’est rare, on met même des panneaux pour le dire ! C’est un peu un événement, l’équipement bosse, regardez bien, c’est pas souvent !

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Et à l’approche de son Auvergne, Teddy se sent pousser des ailes, et se met à rouler à des vitesses qu’il n’avait plus atteintes depuis bien longtemps !

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Et nous voici donc en Auvergne, de retour à la maison, ou presque…

Le voyage, ce voyage se termine donc…c’est triste, mais c’est malheureusement comme ça…

Mais bon, la bonne nouvelle, c’est qu’on prépare Tripy, notre moto, et c’est reparti dans quelques jours !

Donc, à bientôt pour d’autres articles, car là, on est un peu en rush pour pouvoir (re)partir dans les temps !

 

4 thoughts on “Istanbul – Auvergne : le (difficile) retour

  1. Dis donc la depanneuse qui a pris Teddy elle est limite trop petite 🙂

    Et NON, Nice ce n’est pas Bordeaux en moins bien, non mais 😉

    Bisous, bonnes vacances en Auvergne !

    1. La dépanneuse décollait de l’avant lors du chargement et déchargement…sans parler des ralentisseurs…mais il est arrivé à bon port !

      Et si, désolé de le dire, mais faut le reconnaitre, Bordeaux c’est tellement cool que Nice a du copier…:p :p :p

      1. Bin moi je préfère Nice à Bordeaux, quant à ceux qui travaillent sur l’autoroute, à moins qu’il faille prendre la réflexion comme un trait d’humour si on travaillait sur l’autoroute sans doute comprendrions nous pourquoi on le signale, c’est plutôt une question de survie pour eux !
        Heureusement qu’il y a le retour car autrement il n’y aurait plus de départ possible !

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