Mini-wok-e-pedia : le Kénya

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Le Kénya…S’il est un pays africain le plus cité c’est peut être celui-là.
On en entend parler, en bien ou en mal, dans nos médias et du coup c’est un pays qu’on sait situer sur une carte (si je vous demande de me montrer le Botswana, vous y arrivez ?). Et du coup, c’est une destination touristique assez populaire…enfin c’était, car les gens ont de plus en plus peur des groupes terroristes qui sévissent dans la région. Donc quelques éléments pour préparer votre voyage…

Monnaie

La monnaie s’appelle le Shilling, comme en Tanzanie, mais n’a pas la même valeur ! L’abréviation est KSH pour Kenyan Shilling, histoire de pas se planter, et 1 € vaut environ 111 KSH.
L’usage de la carte bancaire, Visa la plupart du temps, est assez répandu notamment dans les stations essence.
De même, les distributeurs (ATM) sont monnaie courante (oh ! Jeu de mot !) mais évidemment, plus rares pour les MasterCard. À force de dire ça, MasterCard vont finir par nous écrire pour diffamation, mais j’y peux rien moi si leur carte marche nulle part et que leur pub est mensongère !
Un point important aussi : les Dollars ! En remontant vers le Nord, il vous faudra impérativement des dollars, et Nairobi est le dernier point où vous pourrez en trouver (en dehors du marché noir où les prix sont totalement fous : les gens préfèrent garder leurs dollars). Il y a 2 ATM à Nairobi où vous pouvez directement retirer en dollar, j’en ai testé qu’un : il se trouve dans la banque TCB en face de l’hôtel Hilton. Il y a un mur avec une dizaine d’ATM donc demandez au gardien lequel file des dollars car c’est pas écrit dessus. Une fois de plus, prenez tous ce qu’il vous faut en dollars car après c’est fini !

Visa

Le visa s’obtient à la frontière. On rempli un formulaire, 50 USD et en 5 min c’est fait. Simple et rapide.
Concernant le véhicule, le plus simple c’est de faire tamponner le Carnet de Passage et s’acquitter de 2500 KSH (environ 20 USD), attention il faut payer en KSH !
Enfin, j’ai opté pour le passage de frontière à Loitokitok. C’est une toute petite frontière au nord du Kilimandjaro qui est très peu fréquentée, d’ailleurs il n’y avait que nous (Lasty et moi quoi…) donc ça va plus vite et les gens sont sympas ! L’autre frontière, au nord d’Arusha, Namanga, est celle empruntée par tous les camions, groupes de cars de touristes, bus locaux… Bref c’est l’usine et ça prend des plombes.

Circulation

Sans surprise, vu que ça parle anglais ici, on roule à gauche. En théorie. En pratique, on roule où on peut.
J’ai souvent été à droite pour doubler les kilomètres de camions sur la route Mombasa-Nairobi et ce genre de grands axes. Quand y’a un truc en face ne cherchez pas à vous rabattre, serrez le camion que vous doublez et ça passe…en moto, pas en voiture. Si vous cherchez à vous rabattre, le camion ne ralentira pas de toute façon donc pas moyen de s’insérer.
En ville, bon, bah on en a déjà parlé… Un conseil : vaut mieux être en moto, petite, et sans sacoches/valises. Faire de la moto à Nairobi, c’est un peu pratiquer un sport extrême urbain, genre skateboard : on observe et on analyse son environnement pour exploiter le matériel urbain disponible dans un seul but, passer ! Donc on monte sur le trottoir, du trottoir il arrive parfois de monter qq marche pour utiliser les lieux piétons et revenir sur la route par les allées de plantations. Si vraiment ça passe pas, suffit de prendre la route en contre sens, des fois c’est mieux…
Pour tous les motards qui me disent tout le temps que ça sert à rien de rabaisser une moto pour avoir les pieds qui touchent le sol, je serai curieux de les voir évoluer dans ce genre de situation…
Et sinon, si vous voulez pas faire comme les motos locales, vous pouvez attendre patiemment, très patiemment, dans les bouchons. Mais vérifiez bien que votre visa vous permet de rester assez longtemps dans le pays…

Dodo

On trouve assez bien des lieux de dodo où planter sa tente. Toujours négocier les prix. En tout cas j’ai toujours réussi à avoir des bons prix. En fait, c’est marrant mais les gens ont pitié de moi quand ils me voient arriver seul en moto, du coup ils sont toujours très sympas avec moi. Alors qu’en fait moi, je m’éclate en moto parce que j’ai choisi de le faire ! Donc souvent j’ai le droit de camper à bon prix et bières offertes…
Dans le nord, près de la frontière avec l’Éthiopie, il est préférable d’aller en hôtel, y’en a plein de pas chers (bon à la propreté douteuse, sans eau ni toilettes mais on est en Afrique quand même). En effet la situation autour de Moyale est assez tendue, et donc on se sent plus en sécurité derrière un mur que sous la tente quand on entend des coups de feu de Kalash dans la rue à côté…
Mais ne paniquez pas,  c’est souvent comme ça le soir, pour les habitants c’est devenu normal…

La communication

On l’a dit, ici on parle anglais ! C’est officiellement la langue numéro 1, puis vient le Swahili. Le Swahili a quelques différences avec celui de Tanzanie, mais à mon niveau ça serait comme faire la différence entre le français et le québécois.
Dans le nord par contre les répartitions changent : les gens parlent plus souvent la langue de leur tribu puis le swahili et parfois l’anglais. Sachant qu’il y a environ 42 tribus, pas la peine de tenter d’apprendre les langues  tribales.

Pour la télécommunication, ici aussi la 4g est omniprésente ! Bon, mon tel ne gère que la 3g+, mais la couverture est très bonne et les prix très bas ! 2 opérateurs : Airtel, présent dans tous les pays précédents, et Safaricom. J’ai opté pour le second car c’est l’opérateur le plus répandu.
Je suis à chaque fois sidéré par la facilité d’avoir une carte sim en Afrique. En France, c’est aussi simple d’acheter une sim ?

La bouffe

Et le meilleur pour la fin : la bouffe !
En fait, je suis assez déçu sur ce point. Globalement, il n’y a pas vraiment d’identité culinaire spécifique au quotidien. Les petits restaurants servent du riz, porridge, viande en sauce…mais rien de particulier. C’est bon, c’est goutu mais rien qui fait dire que la bouffe kényane est spéciale.
Le truc que j’ai le plus retrouvé sur les menus en Afrique, c’est le hamburger…
La mondialisation est présente à tous les niveaux !

Le Kénya est depuis longtemps l’un des pays par excellence pour les safaris. Du coup, les infrastructures touristiques et hors de prix existent en conséquence. Mais au delà des parcs et animaux africains, la vraie richesse du pays à découvrir sont ses habitants. Curieux, ils voudront toujours en savoir plus sur la vie chez nous, et fiers de leur tribu/pays ils vous parleront de leur quotidien. J’ai rarement eu l’occasion en France de me faire offrir des bières par un inconnu avec qui on discute des heures…la notion de fraternité est plus ancrée chez eux que chez nous…

ke

5 thoughts on “Mini-wok-e-pedia : le Kénya

  1. Prem’s . Mais il faut dire que c’est de la triche , car on m’a signalé qu’il y a un article qui est sorti .

    Résumé toujours intéressant . Il faudrait qu’on prenne exemple sur la convivialité des africains sur l’accueil des étrangers .

    1. Et oui, on dit que l’Afrique c’est le tiers monde, ou pays en voie de développement, je sais plus quel terme politiquement correct on utilise aujourd’hui… Mais on a énormément à apprendre de l’Afrique, et chaque jour me le montre encore et encore…

  2. et oui on a beaucoup a aprendre de ses peuples dit » sous développes » mais en réfléchissant un peu ne serait ce pas nous les occidentaux qui sommes en retard? nous sommes trop engonces dans notre culture de domination et de qui aura la plus grosse ou la plus brillante
    en tout cas encore bravo ,JMI, pour ce reportage, a plus de te lire

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